|
[> [> Subject: Pourquoi les lavements...
|
Author:
Johnny
[Edit]
|
Date Posted: 09:02:59 12/30/04 Thu
Mon histoire n'est pas très différente de certaines lues dans cette enfilade: des lavements savonneux reçus dans l'enfance: quelle humiliation au sein de l'entourage familial ! Dans l'optique de remédier à la constipation, le lavement est rarement administré publiquement mais il est difficile de cacher le malaise, l'angoisse et l'inconfort qui s'ensuivent, les coliques qui bientôt vous chatouillent dangereusement les entrailles et vous font vous diriger vers les WC en dissimulant mal votre empressement, vos grimaces, vos contorsions, et parfois d'horribles gargouillements.
Plus encore que le lavement, c'est le mal au ventre et l'envie associée, qui, je pense, sont l'objet d'un fantasme subconscient chez beaucoup d'entre nous. Envie pressante, difficile à dissimuler, envie « grossière », parce qu'elle est susceptible d'évoquer des bruits et des odeurs abjects, des positions et un contexte dans lesquels toi, grand garçon balaise et maître de toutes les situations, ou toi, grande fille séduisante et sûre d'elle, êtes humiliés et angoissés d'une situation que vous ne contrôlez pas et qui peut devenir rapidement explosive et réduire à néant le prestige dont vous jouissez dans votre entourage.
Qui n'a pas souvenir de semblables humiliations au cours de son enfance ? Un camarade de classe, pris de coliques pendant un cours, a dû demander l'autorisation de sortir. La « maîtresse » ayant prié l'élève d'attendre l'heure de la récréation pour ce faire, celui ci s'est rassis, serrant les fesses. Après un court moment, le voici qui se manifeste à nouveau, dissimulant mal son embarras et ses grimaces:
« Madame, je dois sortir, j'ai mal au ventre et çà presse ».
Explosion de rire dans la classe. Le pauvre gamin vire à l'écarlate. Sans attendre la réponse, serrant les fesses, il se dirige vers le fond de la classe en une démarche tellement bizarre, qu'on se demande s'il n'a pas déjà fait dans sa culotte. De retour un bon quart d'heure plus tard, il se fait tancer devant ses camarades:
« Qu'as tu fait durant tout ce temps ? Avais tu besoin de vingt minutes pour vider tes intestins ? La prochaine fois, tu n'auras qu'à prendre tes dispositions avant d'entrer en classe, et je n'autoriserai plus à sortir que ceux et celles qui m'auront apporté un mot signé de leurs parents ».
La constipation se vit le plus souvent dans l'intimité, mais, par contre lorsque les coliques se déchainent dans vos intestins, il devient difficile de dissimuler sa détresse, et c'est la honte ; çà peut vous arriver dans les circonstances les plus embarassantes, au cours d'une réunion professionnelle par exemple, ou lors d'un rendez vous galant au restaurant, vous obligeant à laisser votre compagne seule pendant un long moment, ce qui est évidemment fort impoli et appelle des explications qu'il est fort embarrassant de devoir décliner, surtout au restaurant.
Le pire, si vous êtes soudainement pris de coliques, c'est de trouver les wc occupés, voire fermés lorsque, par exemple, il y a un problème de plomberie, expérience que j'ai connue dans une station service où je venais de m'arrêter pour satisfaire au pressant besoin de vider mes intestins... Encore avais-je d'abord fait l'effort méritoire de remplir mon réservoir de carburant, afin de ne pas devoir demander la clef des toilettes sans avoir consommé... vous imaginez ma rage à l'annonce que les WC étaient temporairement hors service ! La cata, d'autant qu'à la prochaine station - si tant est que j'y arrive en toute dignité - je ne pourrais rien consommer, le réservoir de carburant étant déjà plein ! Pareille aventure, il y a 15 ou 20 ans, se serait terminée par un posé-culotte dans la nature, dans un fossé de route ou à l'écart d'un chemin champêtre ou forestier, chose à laquelle il ne faut plus songer, car il n'est désormais presque plus jamais possible d'arrêter son véhicule sur le bas côté des routes. Alors, que faire ? Si l'aventure vous arrive en ville, il vous faut trouver à vous garer avant d'envisager entrer dans un café... d'ici à ce que vous y soyiez arrivé, l'envie aura peut-être passé, ou, à l'inverse, elle vous aura terrassé !
A l'école primaire, dans les années 60, les WC étaient souvent rustiques, et à l'extérieur. Il en allait de même dans nombre de colonies de vacances, où, par ailleurs, l'hygiène alimentaire était bien éloignée de celle de la norme actuelle. Il y avait, dans la colonie que je fréquentais, des « accidents » au moins une fois chaque saison: au milieu de la nuit la plupart des pensionnaires se retrouvaient malades: maux de ventre, diarrhées et coliques. Il fallait voir la cohue dans les escaliers, les wc occupés et le plus souvent à court de papier... J'ai vu des gamins attendant leur tour devant les wc occupés, pliés en deux par la colique et se tenant le ventre à deux mains, après un moment ne pouvant tenir davantage, s'accroupir devant la porte et se vider à grand bruit. C'était partout un concert d'explosions fécales, avec les odeurs associées. Le lendemain, certains avaient encore mal au ventre, mais la situation était devenue bien pire car les wc étaient bouchés... inutilisables, parce qu'un gamin qui avait fait dans sa culotte y avait jeté son slip pour tenter de dissimuler sa honte.
[ Post a Reply to This Message ]
|
|