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Date Posted: 09:07:03 12/31/04 Fri
Author: Jean Pierre
Subject: Catastrophe alimentaire

Où est l'issue à la catastrophe alimentaire ?
(Source: www.pour-les-animaux.de )

Selon une enquête effectuée sur un échantillon représentatif, 2,5
millions d´allemands sont actuellement végétariens. Il y a bien des
raisons à cela et, de ce point de vue, l´épidémie d'ESB ne constitue
que le point culminant d´un gigantesque scandale alimentaire. Les
consommateurs qui se détournent de la viande de bœuf ne peuvent
guère trouver une alternative dans la viande de cochon dopée aux
antibiotiques, motif pour lequel plusieurs vétérinaires et
agriculteurs viennent d'être placés en examen par la justice,
certains spécialistes n'hésitant plus à penser que les antibiotiques
sont aussi dangereux dans les aliments que les prions. Par ailleurs,
ceux qui envisagent de se mettre au poisson devraient prendre
connaissance d'une étude récente dans laquelle on apprend que les
poissons de la Mer du Nord et de la Baltique sont empoisonnés à la
Dioxine, ce qui ne devrait étonner personne compte tenu du degré de
pollution des mers et des océans. Quant aux truites et autres carpes
d'eau douce, ils pourraient prétendre au titre de produit de
substitution idéal s'ils n'étaient pas précisément alimentés avec
leurs semblables de la Mer du Nord et de la Baltique transformés en
farine de poisson. Dès lors, il ne reste plus qu'à se tourner vers
la volaille dont le Ministère de la Santé nous apprend qu'il
n´exclue plus une contamination par le prion de l'ESB comparable à
celle du mouton et du porc. Ainsi se referme le cercle vicieux.

Pendant des années on a systématiquement caché aux consommateurs le
fait qu´ils sont largement exposés au danger de produits
alimentaires à risques comme les pesticides, les moisissures
empoisonnées dans la purée pour bébés, les asticots dans les
poissons, la dioxine dans les poulets, les hormones dans les « vaux-
turbo », l'ESB, etc... Cependant, on continue gaiement à tromper les
consommateurs et à les mettre en danger. Qui sait que presque 75 %
de tous les produits alimentaires passent par des « processus de
perfectionnement » industriels ? On injecte du colorant dans les
œufs, afin qu´ils aient une jolie couleur jaune. Le rose des saumons
de mer n'a rien de naturel, il est à mettre au compte des chimistes
alimentaires. Les soupes prêtes à consommer n'ont plus grand chose à
voir avec celles, au combien nourrissantes, que nous préparait grand-
maman. Au contraire, elles sont le résultat d´une technologie
sophistiquée et coûteuse. La pâte servant à fabriquer les nouilles
est traitée pour favoriser une cuisson plus rapide des pâtes.
L´arôme de pêches de vos yaourts préférés est obtenu grâce à des
champignons de moisissure et à des microbes. Il n'est pas rare que
des déchets soient à la base de produits alimentaires industriels,
comme par exemple les gâteaux de protéine qu'on obtient lors de
l'usinage de la viande de poules et qui, après traitement à la soude
caustique sont intégrés en tant qu'éléments nutritifs dans les pots
au feu en sachets. On pourrait encore évoquer les déchets de
l´usinage du soja qu´on adjoint au pain complet en tant que fibres
végétales. Les amateurs de sensations gustatives seront sans doute
intéressés de connaître le cocktail de fruits de mer, dans lequel
les déchets de la pêche sont transformés en purée, puis aromatisés
et comprimés sous forme de crevettes ou de calamars. Ainsi il n'y a
pas que les auges des animaux qui soient devenues les « poubelles de
la société d´abondance », les soupières des hommes ont subi le même
sort.

C'est pourquoi, de plus en plus de consommateurs se tournent
actuellement vers les produits étiquetés « Bio » ou « Produits du
terroir », etc.… Malheureusement, des exemples récents ont montré
que la viande « bio » ne garantit pas une sûreté alimentaire
absolue. Plusieurs cas d'ESB ont été enregistrés au sein de
troupeaux ne relevant aucunement de l'élevage intensif. C'est la
raison pour laquelle, tout comme les autres animaux, ceux élevés en
circuit « bio » doivent subir obligatoirement les tests ESB avant
d'être abattus. Il faut savoir qu'un éleveur « Bio » a parfaitement
le droit de s´achalander en bêtes nouvelles auprès d'un élevage
conventionnel et cela jusque 10 % en vaux et 20 % en cochons. Dans
ces conditions, l´affirmation des éleveurs « bio » selon laquelle
leurs animaux ne reçoivent chez eux que des produits naturels n'est
pas une garantie absolue puisque personne ne sait ce que les animaux
incorporés aux troupeaux depuis l'extérieur apportent avec eux -
l'ESB, mais aussi peut-être la tuberculose ou la fièvre aphteuse. On
ne peut plus se fier à rien. Et c'est aussi malheureusement le cas
des légumes soi-disant biologiques. Il est bien de ne pas faire
usage de pesticides ou d'herbicides mais à quoi cela sert-il quand
les champs sont fertilisés avec du fumier ou du purin contenant peut-
être les prions de l'ESB capables de survivre plus de 3 années dans
le sol. Seul là où n'est plus pratiqué l'élevage d'animaux destinés
à la consommation et où aucun épandage de produit animal n'est
réalisé sur le sol, on peut être sûr que les pommes de terre, les
carottes, les salades et les tomates sont vraiment exemptes de l'ESB.

Au cours des cinquante dernières années, l'agriculture paysanne
s'est transformée en une industrie violente. Celle-ci n'est pas
seulement violente envers les milliards de bœufs, porcs, veaux et
poules qu'elle parque dans des stalags où les animaux sont élevés de
la pire des manières, qu'elle fait souffrir dans d'horribles
conditions de transport et qu'elle abat au milieu des cris de peur
des victimes innocentes. L'industrie agricole est également violente
envers la nature et le paysage. En Allemagne par exemple, 3 millions
de tonnes d'engrais et 31.000 tonnes de désherbants sont déversés
sur les sols chaque année. Le rouleau compresseur de la chimie
écrase sur son passage tout ce qui s'oppose à l'exploitation
industrielle de la nature : les êtres microscopiques qui vivent dans
la terre ainsi que les herbes des champs, y compris le coquelicots
et les bleuets.

Malheureusement, seul un petit nombre de personnes ont déjà
pressenti avant les autres que ce comportement hostile envers la
nature ne pouvait pas induire de bonnes choses. Et en effet, les
sols se sont appauvris ; la monoculture a détruit les paysages ; les
nuages d'ammoniaque déversés sur les champs lors de l'épandage du
lisier se sont transformés en pluie acide. L'agriculture biologique
a vu le jour en réaction à tout cela. Elle affirme pratiquer
l'élevage des animaux dans des conditions correctes et cultiver dans
le respect de l'écologie. En Allemagne, pour donner une idée, seuls
3% de la surface agricole sont consacrés au biologique. La plupart
du temps, les animaux élevés sous ce label se portent mieux que
leurs congénères : ils disposent de plus d'espace et normalement ils
ne devraient jamais avoir été nourris du cadavre de leurs
semblables. Quant aux terrains agricoles, ils ont la possibilité de
respirer plus librement puisqu'on leur épargne l'adjonction de
poison chimique. Cependant, on y pratique l'épandage de fumier et de
lisier. Il y a plus : jusqu'en décembre 2000 il était encore permis,
dans l'agriculture biologique, de « fertiliser » le sol à l'aide de
farine de sang et d'os. Les « libertés » prises par l'agriculture
biologique à l'égard de la nature se retournent aujourd'hui contre
elle : les animaux achetés dans les élevages conventionnels sèment
le doute sur l'ensemble des troupeaux ; le fumier, le lisier ainsi
que la farine de sang et d'os répandus sur les champs sont autant de
facteurs qui discréditent l'ensemble de la filière bio et laissent
planer une ombre sur ses capacités à constituer une alternative
crédible aux problèmes posés par la maladie de la vache folle. Il y
a des années, de telles choses étaient encore inconnues.

Il est plus que nécessaire de retourner à une agriculture pacifique
et naturelle qui élabore des produits sains, de haute qualité, et
cela en parfaite harmonie avec la nature. Cela implique également
qu'aucun animal ne devrait mourir pour servir ce but - qu'il
s'agisse d'animaux d'étable ou de micro-organismes vivant sous la
terre. Ainsi, cette agriculture naturelle rejette l'utilisation de
l'engrais chimique, des pesticides, du fumier et du lisier. Le sol
devrait être fertilisé de façon légère à l'aide de substances
naturelles pures et de minéraux. La terre devrais être travaillé de
façon douce, à l'aide de déchaumer qui exercent un labour
superficiel de la terre ainsi que la charrue plate qui ne meurtrie
pas le sol en profondeur.

Le sol est un grand organisme vivant. Tout comme l'homme a besoin de
repos après le travail, la terre doit aussi se reposer après une
phase active de production. C'est pourquoi sur les champs la
méthode ancestrale de rotation triennale devrais être encore
utilisé: cultiver la terre que pendant deux années successives
alors que la troisième elle reste en jachère et retrouve ainsi des
forces nouvelles. Pendant la période de jachère, des herbes et des
plantes qui servent à la régénération naturelle du sol peuvent se
développer, comme par exemple le trèfle et la camomille. De plus,
des milliards de micro-organismes ont la possibilité de rendre sa
vitalité au sol. Ils ingèrent le bois, les feuilles et la paille
qu'ils transforment en humus très riche sur le plan nutritionnel.
Ainsi, ils prennent soin du sol, le fertilise et le rendent sain.
Les fruits et légumes qui poussent sur un tel sol sont forts et ont
un goût merveilleux. Ces produits de la terre gardent l'âme et le
corps en bonne santé.

L'agriculture écologique -biologique continue à utiliser le fumier
et le purin comme fertilisant. Cela nuit le sol et aux plantes qui y
croissent. Pourquoi ?

`Le sol est l'estomac de la plante ` (Aristote). Tout comme cela se
passe pour la digestion de l'homme, un sol sain et qui porte des
fruits est habité de bactéries utiles appelées également symbiotes.
Un gramme de terre contient des milliards de microorganismes. Comme
nous l'avons déjà mentionné, cette vie du sol digère les feuilles
mortes, le bois, la paille etc... et le transforme en un compost
très fin et très riche en engrais. Or, il est reconnu que l'épandage
de lisier et de purin tue ces microorganismes. Généralement, on ne
tient pas assez compte du fait que le fumier trop puissant nuit aux
bactéries du sol et dérange leur équilibre. Quant au purin, il
contient de l'azote présent dans les excréments des animaux. Cet
azote - avant tout l'urée contenue dans l'urine agit de la même
manière que l'azote présent dans l'engrais artificiel : il passe
directement dans le métabolisme de la plante et l'oblige à absorber
plus d'eau qu'elle ne le ferait naturellement. Ainsi le blé, les
légumes, etc... deviennent plus lourds tandis que les éléments
faiblement présents dans le sol ne sont plus absorbés : la plante
s'appauvrit donc. Cela se traduit par un goût fade, par une tendance
accrue à attraper des maladies et par une faible valeur nutritive.
Dans une agriculture naturelle par contre, le sol est nourrit avec
attention et délicatesse à l'aide d'essences naturelles pures et de
minéraux. La bonne santé du sol se transmet aux plantes, à leur
croissance et à leur bonne digestibilité, ce qui est bon pour la
santé de l'homme.

De plus, le danger que des prions d'ESB contaminent le sol après
épandage de fumier et de purin ne peut être complètement exclu.

Agriculture naturelle = "zone libre d'ESB."


Les plantes ne sont pas seulement le fruit de processus
photochimiques. Ce sont avant tout des êtres vivants. Les tomates,
les pommes de terre, le blé ont leur propre conscience avec laquelle
il est possible de communiquer. Beaucoup de gens savent depuis
longtemps que les plantes d'intérieur réagissent aux sentiments et
aux pensées des personnes qui les entourent. On a même démontré à
l´aide d'instruments de mesure que les fleurs éprouvent quelque
chose comme de la peur si l'on s'approche d'elles de manière trop
agressive, par exemple pour les couper. Il y a quelques années, le
Japonais Maseru Emoto a mis en évidence que l'eau, elle aussi,
mémorise et reflète nos paroles et pensées, aussi invraisemblable
que cela puisse paraître. Il a montré que des gouttes d'eau en voie
de congélation prenaient des formes extrêmement variées, en fonction
de la manière que l'on avait de s'adresser à elles en pensées ou en
paroles. L'eau placée dans un récipient portant l'inscription «
merci » ou « nous travaillons ensemble » formait des cristaux
particulièrement beaux et harmonieux. Par contre, l`eau placée dans
des carafes aux inscriptions négatives formait des cristaux beaucoup
moins beaux. Lors du tremblement de terre qui a détruit Kobe il y a
quelques années, le scientifique a constaté que la situation
générale de l'environnement se reflétait aussi dans les chaînes de
molécules d'eau : lors de la cristallisation de l'eau, leurs
combinaisons donnaient toujours des images chaotiques. Trois mois
plus tard, une espèce d'« étoile de l'espoir » apparu peu à peu dans
les cristaux. Entre temps, beaucoup de personnes avaient aidé et
manifesté leur compassion. A l'occasion d'expériences avec du riz,
le japonais constata qu'il se passait des choses semblables ; des
sentiments et pensées positifs induisaient une fermentation parfumée
des grains, tandis que des inscriptions agressives mettaient en
marche des processus de putréfaction. Il s'agit là des résultats de
recherches qui mettent en évidence le fait que les sentiments et les
pensées exercent une influence puissante sur notre environnement -
non seulement sur nos semblables, mais aussi sur les animaux et les
plantes. Tout est énergie : les plantes, avec lesquelles nous
communiquons, aussi bien que nos pensées et sentiments. A tout ce
qui est physique, c'est-à-dire au corps, correspond quelque chose de
psychique et de spirituel. L'esprit de la vie, dont tout est issu,
pénètre dans chaque atome, chaque molécule, chaque pierre et chaque
minéral, chaque plante et chaque animal.


La solution est de permettre à l'ordre naturelle
de la vie de reprendre ses droits face
au chaos mondial crée par l'homme.


Cela commence dans la nature par une agriculture pacifique dans
lesquelles se pratique une agriculture nourrie de paix et
respectueuse de la nature : une agriculture caractérisée par
l'assolement triennal, l'absence totale de substances chimiques, de
fumier et de lisier, n'exploitant pas les animaux et n'utilisant pas
la manipulation génétique.

Une nouvelle agriculture pacifique empli de respect, d'harmonie et
d'unité envers la nature, les animaux des forêts, des champs et de
la terre avec tous ses micro-organismes qui sont la vie du sol...

Une agriculture éthique où les agriculteurs sont également des
protecteurs de la nature et des animaux, où le cycle naturel et
l'unité de la vie peut à nouveau s'exprimer dans toute sa
plénitude...

Là où les terres agricoles sont travaillées et soignées par des
agriculteurs agissant en unité avec la nature, de sorte que les
animaux soient épargnés autant que possible par les poisons qui
polluent l'environnement.

Il s'agit de respecter la nature, de considérer les animaux comme
leurs amis et de les soigner en conséquence afin qu'ils puissent
passer leur vie dans la paix et la dignité.

Dans ce domaine, il est essentiel que les hommes qui travaillent la
terre, qui prennent soin des fruits des champs et les récoltent, qui
s'occupent des prés et des forêts ainsi que des grands comme des
petits animaux, le fassent dans une attitude de respect et de
considération envers toutes les formes de vie de la nature ainsi que
dans la conscience que la force de la Vie est en toute chose. Cela
consiste à vivre en paix et à établir une communication positive
avec ses semblables ainsi qu'avec nos prochains des règnes de la
nature : les animaux, les plantes et la mère Terre.

Et à la mise en ordre active de ce que les hommes ont infligé aux
animaux et à la nature au cours des millénaires écoulés.

Il y a quelques années, personne n'aurait compris des expressions
comme « sans ESB » ou « sans Dioxine » qui aujourd´hui ont pris tant
d´importance. L'avenir se trouve à contre courant de la folie
alimentaire frénétique actuelle. Un changement radicale est
indispensable pour la survie des générations à venir, nous devons
fabriquer des produits alimentaires sains pour une nouvelle époque,
dans laquelle diminuera de plus en plus la consommation et donc
l´abattage des animaux pour finir un beau jour par disparaître
totalement. C´est le génie universel Léonard de Vinci qui prophétisa
ceci: « Le jour viendra où l´humanité considérera le meurtre des
animaux comme un crime semblable au meurtre contre les personnes. »
Le nombre incommensurable d'animaux maltraités implore l´humanité de
changer.

Chacun peut, dans l´intérêt de sa propre santé et en vertu du droit
qu'il reconnaît aux animaux de vivre, apporter sa contribution a ce
but.

Par le respect envers la nature et les animaux, en créant un espace
vital où les animaux puissent mener une vie digne des créatures
libres , où ils puissent se mouvoir librement et en paix, de manière
appropriée à leur espèce, sans crainte d'être persécutés ni
torturés, en communication positive croissante avec les hommes qui
leur apportent aide et protection, qui leur témoignent respect,
considération et amitié à travers leurs sentiments, pensées et actes
désintéressés.

...Les animaux grands et petits, qu'ils vivent dans les champs, les
prés, les forêts, les rivières et les étangs, etc… devraient
recevoir aide et soutien dans des forêts, des prés et des champs
grâce à l'édification de biotopes et à l'aménagement de lieux
spacieux où ils peuvent se mettre à l'abri et trouver la nourriture
et la boisson dont ils ont besoin.



« Une notion plus grande du respect absolu de la vie s'impose. »

www.pour-les-animaux.de

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