| Subject: Le Seigneur du Pipo - Chapitre XI - Les Vecteurs du Pipo |
Author:
Gramon
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Date Posted: 14:44:51 04/08/02 Mon
In reply to:
Gramon
's message, "Le Seigneur du Pipo - Chapitre X - Files" on 15:19:50 03/27/02 Wed
L’attaque était frontale et directe : l’esquive était impossible. Par réflexe de survie, Gramon Saquet leva son bras pour se protéger du coup imparable qui lui était porté par la créature cachée dans l’ombre. Se préparant à recevoir un choc fulgurant qui lui broierait sans doute l’avant bras, il réalisa avec étonnement au bout d’une seconde que rien ne s’était passé. Il leva alors la tête pour essayer de comprendre ce qui avait empêché son agresseur de porter son attaque fatale. Il tomba alors nez à nez avec ce qu’il avait pris pour une masse, arrêtée net à quelques centimètres de son visage. Dans l’obscurité, il discerna les motifs qu’il y avait sur le terrible objet contondant : des petits cœurs et des nounours…
C’était un mug Bisounours que Gramon avait devant le nez, et il contemplait cette banale tasse de café d’un air incrédule.
" Gramon ! Mais bon sang qu’est-ce que tu fais là ? Tu m’as fichu une peur bleue ! " C’était Yannor qui s’exprimait ainsi, tenant encore fermement sa tasse dans la main droite. Gramon se releva, encore sous le choc, et pris son compagnon dans les bras tellement il était soulagé. Il avait eu la peur de sa vie. " Yannor ! Ne me refais plus jamais ce coup-là ! ", dit-il d’un ton entre le reproche et la joie d’être indemne.
" - J’ai failli t’assommer ! On n’y voit rien dans ce noir, les plombs ont du sauter lors de mon expérience …"
Golen et Mormon, qui fermaient la marche, s’étaient approchés pour constater que Gramon n’avait rien eu et que son agresseur n’était autre que son collègue mineur de Tilékhom.
" Salut Yannor ! " fit Mormon, " Mais que fais-tu ici dans le noir ? On a cru un instant qu’on avait affaire à un orc tapi dans l’ombre ! "
" - Mais moi aussi justement ! C’est pour ça que j’ai tenté de l’assommer ! " se justifia l’Ermite. " Les événements récents n’ont pas contribué à ma tranquillité ! Il faut dire qu’il y a des choses étranges qui ont eu lieu ici… "
" - A qui le dis tu ! Justement, les traces du Korrigan qui a voulu tuer Mormon mènent ici… ", fit remarquer Golen en montrant à Yannor une poignée de poudre d’herbes dont elle s’était servie pour retrouver sa trace.
" - Mais attends, Golen, quelle est cette lueur sur ta main ? "
Mormon et Gramon remarquèrent à leur tour que la main que tendait l’Herboriste brillait désormais du même éclat léger que celui qui avait révélé les traces de pas de Scriptor le Korrigan.
" - Mais… comment est-ce possible ? " Golen s’essuya la main dans son habit de toile, et elle y laissa une marque collante. Elle se rappela soudain d’où cette substance provenait : au moment où Gramon avait lu la lettre de sieur Tus, elle avait ramassé un bout de pomme écrasé qui en était tombé. Ensuite, en semant la poudre qui réagissait aux Korrigans, elle s’était mélangée au jus de la pomme qui était resté dans la paume de l’Herboriste. Cela signifiait incontestablement que la personne qui avait mordu dans la pomme en y laissant sa salive n’était autre qu’un Korrigan ! Ces créatures de la nuit étaient donc présentes à Lutèce également.
Golen fit part de ses déductions au groupe de hobbits.
" - Troublante coïncidence… "
" - Cela veut donc dire que les créatures dirigées par ce que nos amis de Lutèce nomment ‘Ombre Noire’ sont également présentes ici, sur les Terres de Naoned… "
" - Scriptor a donc des liens avec ce clan maléfique… " Gramon avait le regard dans le vague, réalisant soudain l’ampleur de la menace qui pesait autour d’eux. La toile des créatures de l’ombre était en train de se tisser autour des hobbits impuissants.
" - Mais qu’est-ce qu’ils nous veulent ? Pourquoi vouloir tuer Mormon ? Pourquoi assaillir le Temple de Phnakkh ? ", demanda Golen.
" - Je crois que la raison est suspendue à mon cou… "
Eclairé par la lune filtrant par la fenêtre de la salle à café, l’anneau de Pipo que portait Gramon Saquet brillait d’une étrange lueur au bout de la chaîne qu’il portait au cou.
" Yannor, que s’est il passé ici ? ", s’enquit Gramon, tentant de rassembler les pièces du puzzle. L’Ermite de Karkefou leur raconta alors les événements qui étaient survenus il y a quelques heures dans la salle d’expérimentation à l’étage au-dessus d’eux.
" - Comment ? ? C’est donc toi qui es à l’origine de la gigantesque explosion qui a retenti dans tout le Nord de Naoned hier matin ? ", s’exclama Mormon. Les trois hobbits étaient stupéfaits qu’il ait pu résister à un tel choc. " Merci, Yannor. Sans le vouloir, tu m’as sauvé la vie. Sans cette détonation, je ne serais jamais revenu à la réalité pendant l’hypnose de Scriptor... ". Mormon Barbecourte était plein de gratitude envers son compagnon. Ce dernier enchaîna : " - Vous vous rendez compte ? Un seul petit bout de minerai est capable de délivrer une telle énergie ! Si seulement il était possible de déterminer de quoi il s’agit vraiment…"
Yannor finit son récit en leur montrant les traces de peinture à peine séchée qu’il venait de découvrir sur le mur de la pièce, avant qu’il ne soit mis en alerte par les pas de ses compagnons. " Je crois qu’il serait sage que nous revenions tous ensemble sur les lieux demain matin. Quand les ténèbres se seront dissipées, nous pourrons enfin faire la lumière sur les événements qui ont eu lieu ici. " Ses compagnons approuvèrent d’un hochement de tête. Gramon ajouta : " - D’ailleurs, je crois que je connais une personne capable d’analyser plus précisément la composition de ce minerai étrange que tu as découvert, et que tu soupçonnes d’être une sorte de Tilékhom. ". Les trois hobbits prirent alors le chemin du retour pour finir cette longue nuit par un sommeil bien mérité.
***
En rentrant chez lui, Gramon trouva trois nouvelles missives dans sa boîte aux lettres. Il les prit donc avec lui avant de venir se caler dans son fauteuil, devant la douceur d’un feu de cheminée qui crépitait paisiblement. La pièce dans laquelle vivait le hobbit était certes petite, mais aménagée de manière pratique. La cuisine et le salon étaient dans une pièce commune, et les lattes du plancher de cette pièce centrale étaient éclairées par le feu, seule source de lumière dans la pièce à cette heure tardive. Des tableaux remémorant les précédentes quêtes du groupe de hobbits étaient suspendus aux murs blancs caressés par la chaleur de l’âtre. Une petite fenêtre à mi-hauteur donnait sur la ruelle qui menait à l’Erdre, une rivière coulant paisiblement à quelques pas. Gramon se sentait bien chez soi, et pourtant, il y avait emménagé de force, suite aux foudres de l’Ogre Gorjugla, qui l’avait banni de son ancienne demeure qu’il avait sur les Terres des Mines de Naoned.
Assis confortablement devant la cheminée, il regarda ses correspondances. La première lettre était un long Nimel envoyé par Flam le Dragon, qui avait presque fait exploser sa Nimel-Box. Il déroula la parchemin à enluminures liées sur les quelques dix mètres de sa longueur et se dit, satisfait, qu’il aurait une bonne lecture avant de s’endormir ce soir. Le Dragon avait écrit d’une patte agile de grosses lettres gothiques qui disaient :
" Cher Gramon,
J'espère que mon fidèle disciple DracoMEL te portera ce manuscrit sans encombre. Il semble qu'un mal étrange, au nom non moins étrange, le khonnexion_rhizet_by_pihr, l'affecte en effet en ce moment. Un éternuement enflammé provoque dans ces cas l'ignition du NIMEL, ce qui est problématique. Enfin, aujourd'hui DracoMel est protégé par le Sick, je suis donc confiant.
Cela fait bien longtemps que je n'ai pas donné de nouvelles. C'est que j'ai été fort affairé sur une mission de la plus haute secrétude, avant de découvrir que mon antre allait m'être retirée. "
" -Hmmm… ", fit Gramon, " ‘secrétude’…, un mot intéressant qui manquait à mon vocabulaire hobbit ! " Il déroula un second mètre de parchemin.
" Il y a quelques lunes, le cheval de feu – lointain cousin du dragon que je suis de par sa capacité flameskh – m'a transporté jusqu'en la contrée du Lion, féroce animal s'il en est, qui se situe à quelques enjambées dragonesques au sud de Lutèce où les hobbits exilés résistent vaillamment.
Les difficultés en cette contrée encore inexplorée (si ce n'est lors d'une mission précédente au sein de la confrérie du Fram-athom, détenteurs du mystère de l'U-rahniom, lointain cousin du tilékhom) ont commencé rapidement. Une traîtrise d'une lutine matématikh, installée non moins de mon antre aux mines de Naoned, m'a en effet interdit de trouver une antre appropriée pour la durée de ma mission. Il est vrai qu'à force de manipuler des formules aux reflets étranges, les algho-génétikh, son esprit doit être gravement atteint. D'ailleurs, j'ai appris à m'en méfier au cours de cette semaine en la contrée du Lion, puisqu'à nombreuses reprises elle a tenté de me perdre dans le methro (le methro est une lointain cousin du cheval de feu circulant dans des mines souterraines).
Heureusement, j'étais accompagné de Kastah II, maître de la fiah-bilitude. "
Gramon était rassuré : Kastah II était le successeur et néanmoins collègue du Druide Kastah qui lui avait tout enseigné, à lui, à Flam, et bien d’autres collègues de la Guilde des QSF. Il s’intéressait donc aux mystères du Pipo en d’autres lieux des Terres du Milieu. Flam était bien inspiré de se joindre à cette quête en contrée du Lion : en effet, la menace ne planait sans doute pas uniquement à Naoned ou à Lutèce, mais il était bien possible que le Sud-Est soit touché également par la menace de l’Ombre Noire…
" Lorsque le cercle doré a rejoint l'horizon peu après qu'une antre provisoire j'ai trouvé (en fait, j'ai oscillé entre 2 antres provisoires durant ma mission), je suis partir m'enquérir de la force du seigneur de ce domaine. Or il s'est avéré que la contrée du Lion est en fait occupée par un vieux Lion, lequel est d'ailleurs klhassé. (peut-être à l'heure actuelle est-il mort le pauvre, dans cette jungle qu'est sa contrée). Ainsi rassurée quant à ce péril, je pus aborder ma mission.
Celle-ci consistait à introduire le cercle des adeptes du Lhambda-Mhu, science occulte mais à même d'assurer la sécurité du peuple hobbit et dragonesque.
De nombreuses sciences étranges m'ont été dévoilées, comme les rézhos de Bayes ou ceux de Pethri. J'ai d'ailleurs en ce territoire rencontrées une ancienne hobbit des mines de Naoned disciple de Kastah, qui se charge maintenant de la circulation des chevaux de feu. Etrange coïncidence. Les chevaux de feu exerceraient-ils un si grand attrait sur les disciples de Kastah ?
J'ai pu approcher au plus près le cercle des adeptes du lhambda-mhu après que gentilogre, mon tutheur (dont le frère est gardien de l'école des magiciens et élève des dragons (la ressemblance est frappante)), m'y ait invité. Ces trolls joyeux, dont l'un d'eux revenait du pays des Burghers et connaissait fort bien la communauté de Virginiatekh dans laquelle j'ai moi même séjourné, abusent pas mal d'une substance maléfique dénommé bhier (mais leur caste les éloigne de la plus connue khro). Ainsi donc j'ai pu observer ces étranges créatures divaguer joyeusement. L'un d'eux, grand maître lhambda-mhu auprès d'un fabriquant de charrettes telle que celle de mon ami bisalf le gris souris, semblait d'ailleurs fort en forme.
La suite de ma mission a été rendu compliquée par une étrange maladie – qui je crois est en relation avec le pipal – dénommée ghreve, qui a affecté les chevaux souterrains du methro. Néanmoins, mes fortes pattes de dragon m'ont vaillament soutenu. "
Gramon marqua une pause dans sa lecture. Il semblait clair que les chevaux de feux étaient un enjeu de taille dans les Terres du Milieu. Ils attiraient l’intérêt des membres de la Guilde des QSF, de même que les convoitises de certaines personnes agissant dans le secret. Cette fameuse ‘ghreve’ était-elle une manifestation de leurs agissements ? Flam devait continuer sa quête du secret des chevaux de feux qui roulent sur toutes les voies du Pays, ou sa variante : le ‘methro’ souterrain qu’il avait eu l’occasion de voir. Gramon déroula encore quelques mètres du parchemin du Dragon, pour continuer sa lecture.
" Parmi les adeptes du lhambda-mhu, j'ai remarqué certains sorciers maléfiques, qui tentent de mixer la science du khantikh, ou celle du thermodynamykh à la science du lhambda-mhu. Heureusement, la racine que je porte en mon cœur a su me protéger de ces influences maléfiques. Par contre, l'infaromatik semble aussi atteindre le cercle des lhambda-mhu, et j'ai d'ailleurs moi-même eu bien du mal à résister à l'attrait du waït-boxh et blacboxh testing, science occulte s'il en est, surtout si on la combine à l'objekth.
Ma mission accomplie, je m'en suis retournée dans les mines de Naoned après un bref passage chez mon elfe mathematikh des terres du nord.
A mon arrivée au mines de Naoned, j'ai découvert qu'une étrange force obscure était à l'œuvre. Ses trolls forts ont déposé dans mon antre des objets étranges, nommés bhuros et meuh-ble. Peu après, ils m'ont expulsés de mon antre. Oh, j'ai bien tenté de résister, je les ai incendié, mais rien n'y a fait, le sieur dominikh, maître de ces lieux qui se terre au fin fond de la galerie des otto-prodh, a eu raison de moi grâce à un accord. Ainsi, je me suis déplacé en l'antre C018 (et la serrure de mon antre avec, méthode assez surprenante pratiquée par le dominikh), où je cohabite avec une drôle de machine, surnommée HUB.
Il est temps que je m'en retourne à mes manuscrits visant au décryptage du fonctionnement des lutins et des trolls, qui, je l’espère, me permettront de découvrir les points faibles et forts de ces créatures afin d'assurer la sécurité des chevaux de feu.
Bonne chance pour ta quête Gramon,
Flam le gentil Dragon "
Ayant fini de dérouler ce message qui s’étalait désormais autour de son fauteuil comme une pelure d’orange, le hobbit fit une prière au coin du feu pour aider le vaillant Dragon : " Va, Flam, conquérant de demain, recherche ton master, illumine les chemins obscurs de Naoned. Va, Flam, conquérant des Chevaux de feu, viens libérer les Terres du Milieu de la terreur de l’Ombre Noire… " Il espérait que les flammes du Dragon sauraient percer le mystère des Chevaux de Feu.
Les flammes crépitaient toujours dans la cheminée, mais l’aube approchait déjà doucement. Les deux autres missives semblaient plus petites, et Gramon décida alors de les lire rapidement avant de se coucher. La première portait le nom de l’expéditeur au dos : Mormon Barbecourte. Ils s’étaient quittés depuis si peu de temps, mais il lui écrivait déjà ! Le message plié semblait tenir dans un mouchoir de poche. Gramon défit la ficelle qui l’entourait, et soudain le message se déplia tout seul entre ses mains : de la taille d’un timbre poste, il était passé à celle d’une carte routière ! Mormon avait en effet compressé son long Nimel avant d’envoyer son texte, qui était fort long d’ailleurs.
" Mon cher Gramon,
Tu n'es pas sans savoir que j'ai eu l'honneur et le privilège de suivre une Kon-Fer-Hence intitulée Hau-Cé-Hèmme. Pour l'occasion, Sieur Tus le chevalier joyeux (soit dit en passant qui n'aime pas trop ce petit surnom fort sympathique, selon ses dires...) s'était joint a moi.
Je relate donc ici cette journée fort agréable et très instructive.
Tout commence le matin, lorsque j'allais chercher sieur Tus chez dame Camomille. Les intempéries avaient détrempé le chemin et ma charrette n'avançait guère, bref, j'étais en retard. Le moment des retrouvailles fut bref mais chaleureux, il n'en fallut pas plus pour mettre une bonne ambiance. Après quelques détours dans des chemins cahoteux, nous arrivâmes aux Mines, endroits fort bien connus de nous autres hobbits. C'est donc dans l'antre des Mines que nous allions, Sieur tus et moi même, nous battre et nous concentrer sur des Kon-Fer-Hences plus ou moins pipales.
L'exercice commença par une constatation : le pouvoir du pipo s'étend bien au delà de la grande mer et de nos frontières. Un certain B S (je n'utilise que ces initiales car son nom est incompréhensible) travaillant dans la recherche de nouveaux Tilekhom (hum hum, coïncidence ??) et un certain Stive Cuisine ont utilisé le pipo dans une langue connue sous le nom de ‘Ham-haie-riz-quaine’. "
En levant les yeux de la lettre, Gramon fixa le feu d’un regard perdu dans le vague : après les Chevaux de Feu, l’Infaromatik, voici donc que Mormon pointait l’enjeu du Tilékhom dans la quête commune des hobbits. Tous trois semblaient être des vecteurs décisifs du Pipo… Il se pouvait que cette fameuse ‘Ombre Noire’ cherche à les contrôler ! Si les créatures de la nuit arrivaient à étendre leur emprise sur les vecteurs du Pipo, le pire serait à craindre dans le Royaume. " Etrange Tilékhom, tu te trouves décidément partout… ", murmura Gramon.
Assurément, il se devait de contacter son amie la Fée Final Fanny, gardienne du Chocolat et des Mélanges Culinaires. Elle possédait une grande connaissance de la composition de produits de toutes sortes. De plus, elle avait combiné son savoir avec celui de son amie Sonya la Lutine Enchantée, lors d’une cérémonie magique scellant leur " Pacte d’Association Culinaire de Sorcellerie ". Si l’on ajoutait à cela le savoir de Golen l’Herboriste et celui de sa consœur Camomille la Chimiste, à elles quatre, elles sauraient sûrement percer la composition du minerai de Tilékhom étrange qu’avait trouvé Yannor, et à terme, espérait Gramon, en découvrir la source.
Les yeux de Gramon refirent le point sur les flammes dans sa cheminée et il prit conscience de leur mouvement ondulant. Il reprit le cours de sa lecture :
" Sieur Tus et moi même, ainsi que d'anciens compagnons de la guilde des Zinfos (J'haie-haut le bavard troubadour et Ji-Beu le calme et serein), nous étions tous 4 bien sûr protégés par notre connaissance de cette fameuse langue très dangereuse, surtout associée au pipo. Bref, la journée ayant débutée sur une bataille en disant long sur le reste
de la journée, nous décidâmes de nous remplir la pense, car il était déjà midi.
L'après-midi, je rencontrais plusieurs de mes camarades de la guilde des Sodifrancs, ainsi que mon tue-theur, et je ne suis demandé si le pipo n'attirait pas le pipo...
La première Kon-Fer-Hence était une présentation d'un outil très orienté Infaromatik, donc assez éloigné du pipo. Mais quelle ne fut pas ma surprise en constatant que cet outil était Eclipse, le même outil me servant de couverture !! Je craignais de n'être découvert. Heureusement, personne de la guilde des Sodifrancs n'était sur place. J'ai donc assisté à cette Kon-Fer-Hence, qui m'a permis de reprendre des forces pour la fin de la journée.
La deuxième Kon-Fer-Hence était en effet extrêmement pipale, car parlant d'un " retour d'expérience sur les technologies J2EE plateforme e-Commerce Smart-EC " (copie exacte du parchemin, pour montrer le niveau de force de notre adversaire). Le combat fut rude, et je manquais de tomber dans des cauchemars et d'autres états comateux si Sieur Tus n'était point arrivé à mon secours plusieurs fois. Il faut dire que le terrain était en faveur de notre adversaire, étant campé dans la grotte dite : " George Baisse ". Bref, grâce a Tus, nous nous en sortîmes encore sain et sauf.
Malheureusement pour nous, nous devions encore subir la dernière Kon-Fer-Hence intitulée " table ronde des chevaliers pipaux de tout pays ". Ce fut un combat très rude, avec des adversaires très aguerris : les 2 hobbits de par delà les mers, plus " Rock du canard " qui fut tel que nous le connaissons. Malgré tout nos efforts, nous fumes repoussés et nous partîmes perdants de cette rencontre. On ne se frotte pas a des maîtres pipo Es. Zinfos comme ça. Promis, la prochaine fois on reviendra a plusieurs et mieux armés.
Finalement, nous rentrâmes dans nos pénates bien harassés mais aussi sains et saufs, ce qui est le principal. Il nous reste beaucoup de chemin à parcourir pour être à leur niveau et vraiment connaître le secret de l'ultime pipo. Nous sommes tous de petits scarabées, comme dirait le grand maître de la sérénité Yo-Dah, qui va encore nous démontrer toute sa puissance dans peu de temps...
Gramon, je vous laisse, que la force soit avec toi.
Mormon Barbecourte, votre ami. "
L’autre Nimel provenait de deux de ses compagnons de la Guilde de Mère Nature. Tandis que Gramon dépliait le message, assis à côté de la cheminée, les lumières du feu décrivaient des motifs dansants sur la fenêtre de sa maison. Ces motifs furent troublés un instant par le passage furtif d’une ombre derrière la vitre translucide. Gramon, le dos tourné à la fenêtre, ne remarqua pas cette ondulation étrange dans le reflet des flammes, et ouvrit la missive. Le message de Sady et de Jessie disait :
" Salut à toi Gramon
Les nouvelles que nous t'apportons sont malheureusement loin d'être bonnes. Yannor l'Ermite a pourtant tenté de nous venir en aide, en rejoignant nos rangs pendant 2 jours à Lutèce. Mais cela n'a pas été suffisant pour lutter contre les forces ténébreuses qui nous entourent. Bisalf et Yvor ont en effet quitté définitivement notre communauté de Lutèce pour Blois. Nous craignons qu'il ne s'agisse d'un traquenard destiné à les éloigner et les isoler. Sauront-ils résister à la sournoise puissance de l'Infaromatik? Depuis quelques temps, Jessie et moi nous doutions de cette triste issue. Il y a 3 jours, Dame Noufoh, Yannor, Jessie et moi avons effectué un pèlerinage en sabot roulant dans les rues de la cité millénaire. Bisalf et Yvor ont refusé d'y participer et ont invoqué des excuses douteuses. La force avait déjà commencé à étendre son emprise...
Nous te tiendrons au courant dès que possible.
Jessie et Sady la Béhenne "
Le jeune Saquet était perplexe : ses deux amis Yvor et Bisalf avaient donc décidé de quitter Lutèce définitivement. La capitale était-elle devenue dangereuse au point qu’ils aient décidé de fuir, ou bien était-ce un piège lié à l’Infaromatik, comme le soupçonnait Sady ? Gramon espérait qu’ils n’aient pas été contaminés par cette puissance mystérieuse qui agissait à Lutèce et à Naoned (Mormon en ressentait d’ailleurs les terribles effets parfois, à ce que son amie Golen avait remarqué, par ailleurs). Et quels en étaient les liens avec l’Ombre Noire et le Secret du Pipo ? Le hobbit du Tilékhom décida qu’il devait monter à Lutèce tôt ou tard, retrouver ses amis, pour faire la lumière sur l’Ombre Noire.
Après toute cette lecture tardive, Gramon était fatigué ; la journée avait été bien chargée. Il posa donc la lettre ainsi que le gros parchemin de Mormon sur sa table, avant de s’allonger sur son lit de paille pour finir sa nuit. Alors qu’il fermait les yeux pour s’endormir, la créature vêtue de noir était tapie dans un buisson non loin de sa demeure, observant et épiant sans relâche.
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